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Analyse de la situation




Trouver les informations

La consultation des différents documents officiels d'information sur les risques inondation ne doit pas occulter le nécessaire questionnement des élus locaux, des services techniques, des voisins, des associations d'inondés, des "anciens" de la commune…

La première réponse à obtenir est celle concernant l'historique de votre bien immobilier : a-t-il déjà été inondé ? Une fois ce premier pas franchi, il y a lieu de connaître sa situation au regard des zones inondables. En effet, on peut se situer en zone inondable sans que le bien immobilier n'ait jusqu'alors subi une quelconque inondation. Par principe, la zone inondable, ou plus justement la zone à risque d'inondation, est une zone susceptible d'être atteinte par les eaux pour des évènements allant jusqu'à des occurrences très rares. Hors ces occurrences rares peuvent ne pas avoir été vécues de mémoire d'homme jusqu'à présent.
 

Caractériser les risques d'inondation

Caractériser au mieux les risques d'inondation en se basant sur des évènements réellement subis et sur des évènements plus rares modélisés dans le cadre du PPRI permet de mieux appréhender la situation et d'optimiser son programme de réduction de vulnérabilité.
  • Source des inondations : savoir si l'inondation s'est produite par débordement de rivière, par ruissellement direct, par coulée boueuse, par saturation du réseau d'eau pluviale ou par remontée de nappe. Identifier les points sensibles par lesquels l'eau pénètre sur son terrain (point bas de berge, entrée charretière…)
    -> Connaître l'origine du risque permet de mieux s'y préparer.
  • Zones touchées par les inondations : pouvoir situer les secteurs sensibles de son quartier, connaître les voies de circulation exposées, savoir si son terrain est partiellement ou entièrement atteint, si l’habitation peut être affectée, repérer les accès d’eau dans l’habitation.
    -> Avoir des points de repère pour la survenue des inondations et estimer ses biens en zone à risque.
  • Fréquence des inondations : les faits réels ou les modélisations hydrauliques des cours d'eau peuvent permettre de cerner la fréquence moyenne des occurrences.
    -> Selon que l'inondation reste exceptionnelle ou qu'au contraire elle soit répétitive, il conviendra d'adapter les moyens de préservation.
  • Hauteur des inondations : connaître la hauteur potentielle d'inondation à l'intérieur de son habitation en recherchant la cote des plus hautes eaux connues ou en se référant à l'intervalle de hauteurs modélisées dans le cadre du PPRI.
    -> Savoir les biens hypothétiquement atteints par une inondation et évaluer les dommages éventuels.
  • Durées caractéristiques des inondations : essayer d'estimer au mieux les délais entre le cœur de l’averse et les premiers symptômes à son domicile, la vitesse de montée du niveau des eaux, la durée de décrue.
    -> Savoir à quel moment réagir et comment hiérarchiser ses actions.
  • Vitesses des écoulements : savoir si l’écoulement est plutôt « torrentiel » (vitesse d’écoulement élevée) ou plutôt lent (zone de stagnation).
    -> Adapter les protections, arrimages, déplacements à la vitesse de l’écoulement.
  • Ouvrages de lutte contre les inondations : se renseigner sur les travaux réalisés par les collectivités pour réduire l'aléa inondation et ceux programmés à l'avenir.
    -> Localiser les ouvrages de régulation des eaux et l'impact sur votre habitation (niveau de protection, surverse, défaillance structurelle…).


Evaluer les conséquences des inondations

Les inondations affectent principalement la sécurité des personnes, les biens mobiliers, les cloisons, les revêtements de sol et muraux, les circuits de fluides et électriques, les effets personnels. Les dommages se trouvent amplifiés par la boue, les eaux usées, les nappes de mazout, les débris véhiculés par l’écoulement. La structure de la construction peut être affectée pour des hauteurs d'eau importantes la soumettant à des pressions hydrostatiques considérables.
 
Les services de l’Etat ont établi un tableau listant les dommages potentiels suivant la hauteur d'eau.

 Hauteur de l'eau  Dommages sur la construction  Dommages sur les réseaux et les finitions Dommages sur les biens personnels
Sous le rez-de-chaussée

Peu de dégât sur la structure.

L'eau peut entrer par les sous-sols, les caves, et à travers le plancher.

Possible érosion sous les fondations.

Dégât sur les prises de courant et autres réseaux situés dans les caves et sous-sols.

Les tapis de ces pièces doivent être enlevés.
Tous les biens et objets situés à la cave ou dans les sous-sols sont endommagés.
Jusqu'à 50 cm au-dessus du rez-de-chaussée Dégâts sur les finitions des murs intérieurs comme les revêtements muraux et les plaques de plâtre.
Ils doivent être ôtés pour permettre au mur de sécher.

Les sols et les murs peuvent se gorger d'eau et ainsi nécessiter un nettoyage et un séchage. Des problèmes d'humidité peuvent en résulter.

Les revêtements de sols doivent être remplacés.

Les portes extérieures et intérieures ainsi que les plinthes sont endommagées.
Dommages sur le réseau électrique et en particulier les compteurs et le disjoncteur.

Dommages sur le réseau de gaz, la chaudière et les lignes téléphoniques.

Les tapis et les revêtements de sols doivent être remplacés.

Les linos et les placards de la cuisine peuvent être fortement endommagés.

Les machines à laver, les fours, les réfrigérateurs et les congélateurs seront endommagés.

Saturation du réseau d'assainissement.
Dégâts sur les canapés, autres meubles et TV / hi-fi.

Dégâts sur les biens personnels comme les livres, cassettes, vidéos, photos.

La nourriture située dans les placards bas de la cuisine peut être contaminée.
Plus de 50 cm au-dessus du rez de chaussée Dégâts importants sur les murs.

Dommages possibles sur la structure de la maison.
Dommages sur tous les réseaux. Dégâts potentiels sur tous les biens.

Dommages potentiels selon la hauteur d'eau
(source : prim.net)

 

Il ne faut pas non plus omettre les conséquences indirectes des inondations : difficultés de déplacement, difficultés d'approvisionnement, dysfonctionnements des réseaux, besoins de relogement, interruptions d'activités…

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