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Etudes globales




En raison de problèmes d'inondations, manifestes depuis les années 80 et intensifiés dans les années 90, une stratégie de maîtrise des ruissellements à l'échelle des bassins versants a été engagée au début des années 2000 afin de réduire les dommages occasionnés par ces écoulements d'eau.
 
L'établissement d'un programme de mesures de lutte contre les ruissellements et les inondations passe au préalable par la réalisation d'études globales et intégrées à l'échelle des unités hydrologiques que sont les sous-bassins versants.

 

Etudes Globales et Intégrées
de bassins versants (EGI)


(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

 

La méthodologie de ces études est la suivante :

1 - Recueil, analyse et mise en forme des données existantes

C’est un préalable important permettant de mieux cerner le contexte et les problématiques mises en jeu. Les résultats d’études réalisées antérieurement sont analysés et repris.

 

2 - Etablissement d’un état des lieux : démarche participative associant les acteurs du territoire, diagnostic de terrain

Cette phase de l’étude consiste à rencontrer les acteurs du territoire (élus, associations, riverains, agriculteurs) afin de bénéficier de leur connaissance du terrain et de recenser les axes d’écoulement, les problèmes d’inondation et d’érosion, les ouvrages hydrauliques existants et les points d’engouffrement des eaux. Cette étape est systématiquement fondée sur une visite et un examen du terrain.

Extrait d'une carte d'état des lieux (source : Etude Globale du bassin versant de la Lézarde Nord - SAFEGE)
Extrait d'une carte d'état des lieux : axes de ruissellements, bâtiments inondés, voiries inondées ...
(source : Etude Globale du bassin versant de la Lézarde Nord - SAFEGE)

 

3 - Etude hydrologique et hydraulique : quantification des phénomènes de ruissellement et de propagation de l’onde de crue

Il s’agit à ce stade de construire un modèle hydrologique et hydraulique qui servira à définir et à prédimensionner les aménagements ultérieurs. Dans un premier temps, des pluies de projet sont retenues : par exemple une pluie orageuse d’une durée de 4 heures et d’une période de retour de 10 ans (hauteur de précipitation de 36 mm) et une pluie hivernale d’une durée de 24 h et d’une période de retour de 10 ans (hauteur de précipitation de 51 mm). Un modèle transforme ensuite ces pluies en débit à l’exutoire de chaque unité hydrologique élémentaire en fonction des caractéristiques de ces dernières et simule le transfert des écoulements jusqu’à l’exutoire final du bassin versant.

 

4 - Définition des possibilités d’aménagements : programme de gestion des ruissellements

Au regard des capacités d’écoulement du réseau hydrographique, un programme d’aménagements hiérarchisé est proposé, s’appuyant sur un panel de solutions disponibles, parmi lesquelles des ouvrages dits « structurants » (bassin de rétention, barrage avec prairie inondable) et des travaux plus légers (talus, mare…). En fonction des contraintes techniques, foncières et financières, un prédimensionnement des ouvrages structurants est établi, en réponse à un compromis entre les différentes pluies de projet. Pour chacun de ces aménagements, sont proposés un maître d’ouvrage, un estimatif financier et un échéancier de réalisation.

Extrait d'une carte de propositions d'aménagements (source : Etude Globale du bassin versant de la Lézarde Nord - SAFEGE)
Extrait d’une carte de propositions d’aménagements : prairies inondables, talus, fossés…
(source : Etude Globale du bassin versant de la Lézarde Nord - SAFEGE)

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