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Ouvrages de régulation




Parmi les solutions de maîtrise des ruissellements proposées par les Etudes Globales et Intégrées de bassin versant, la réponse dominante et prioritaire est celle des ouvrages structurants de régulation des eaux pluviales. En effet, cette solution est la plus efficace pour gérer des volumes importants, offre une réponse à court ou moyen terme et bénéficie d'une maîtrise technique aboutie.

 

Cartographie des ouvrages
de lutte contre les inondations
- mise à jour 2011
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

Principe de fonctionnement

Les ouvrages structurants sont conçus pour écrêter/tamponner le débit de pointe des écoulements. Le débit de sortie de l'ouvrage est choisi de manière à ce qu'il soit compatible avec la capacité du réseau aval. Le fonctionnement consiste à stocker l'eau tant que le débit entrant est supérieur au débit de fuite de l'ouvrage : c'est la phase de remplissage. Lorsqu'après le pic d'intensité de la pluie, le débit d'entrée diminue jusqu'à devenir inférieur au débit de fuite, l'ouvrage entre alors dans une phase de vidange qui peut durer quelques jours.

 

Hydrogramme de principe d'un ouvrage tampon (crédit : n.c.)
Hydrogramme de principe d'un ouvrage tampon
(crédit : n.c.)

 

Ces aménagements sont conçus pour écrêter une pluie de projet raisonnablement choisie. Lorsque pour des occurrences rares, l'intensité de l'épisode pluvieux dépasse la capacité de l'ouvrage, celui-ci est susceptible de déborder. C'est pourquoi, il est nécessaire de l'équiper d'un dispositif de surverse canalisant le débordement tout en protégeant le flanc de la digue.

 


Principe de fonctionnement d'un ouvrage écrêteur
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

Dispositif de fuite d'un bassin de rétention - Montivilliers (crédit : SMBV Pointe de Caux)   Dispositif de fuite d'un bassin de rétention - Montivilliers (crédit : SMBV Pointe de Caux)

Dispositif de fuite d'un bassin de rétention - Montivilliers
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

 

 Dispositif de surverse d'un bassin de rétention – Notre-Dame-du-Bec (crédit : SMBV Pointe de Caux)  Dispositif de surverse d'un bassin de rétention – Notre-Dame-du-Bec (crédit : SMBV Pointe de Caux)

Dispositif de surverse d'un bassin de rétention – Notre-Dame-du-Bec
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

Ces ouvrages de lutte contre les inondations ne se remplissent que pour des évènements pluvieux importants. Il est normal que leur remplissage ne soit qu'occasionnel : s'ils se remplissaient pour des pluies insignifiantes, ils seraient alors fréquemment en surverse et ne protègeraient pas les enjeux en aval.

 

 Ouvrage de lutte contre les inondations dans sa configuration normale (crédit : SMBV Pointe de Caux)  Ouvrage de lutte contre les inondations en fonctionnement intensif (crédit : SMBV Pointe de Caux)

A gauche : Ouvrage de lutte contre les inondations dans sa configuration "normale"
A droite : Ouvrage de lutte contre les inondations en fonctionnement intensif quelques jours par an tout au plus – Cauville-sur-Mer
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

Types d'ouvrages
 
Il existe deux grandes catégories d'ouvrages structurants de régulation des eaux pluviales :

  • ceux réalisés en déblais, appelés bassins de rétention ou bassins tampons ou bassins d'ouvrage.

Bassin de rétention – Cauville-sur-Mer (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Bassin de rétention – Cauville-sur-Mer
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

  • ceux réalisés en remblai par le terrassement d'un barrage en terre en travers d'un vallon. L'herbage amont de ce barrage constitue ainsi une prairie inondable.

Barrage avec prairie inondable – Cauville-sur-Mer (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Barrage avec prairie inondable – Cauville-sur-Mer
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

Des variantes existent pour ces ouvrages : par exemple, certains ont un fond d'eau permanent dans lequel se développe un écosystème aquatique ou d'autres sont réalisés en cascade en raison d'un profil de terrain pentu.
 

Mise en œuvre de ces ouvrages

 

La réalisation de ces ouvrages est du ressort des collectivités ayant dans leur statut la compétence de travaux de lutte contre les inondations ou de gestion des ruissellements, c'est-à-dire les communautés de communes et d'agglomération en ce qui concerne le territoire des bassins versants de la Pointe de Caux.

 

Les propositions des études globales de bassin versant sont reprises par ces collectivités qui réalisent alors des études approfondies (topographiques, géotechniques, foncières) pour aboutir finalement à un projet détaillé des ouvrages (emprise, profondeur, pente des berges, type de surverse…).

Outre les études de conception, la concrétisation du programme de travaux de lutte contre les inondations nécessite au préalable des procédures administratives de Déclaration d'Utilité Publique, de négociation foncière et de déclaration/autorisation au titre de la Loi sur l'Eau expliquant un délai incompressible entre l'acte décidant le lancement du programme et la concrétisation sur le terrain.

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