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Personnes et biens




Vulnérabilité des vallées

Le risque inondation est important sur les bassins versants de la Pointe de Caux car les aléas débordement de rivière et ruissellement sont particulièrement marqués mais aussi parce que la vulnérabilité y est très forte : population importante, constructions nombreuses, infrastructures développées. Globalement, les zones à enjeux sont :

  • les bassins amont de la Lézarde, du Saint-Laurent et de l'Oudalle concernés exclusivement par les ruissellements de fonds de vallons secs : sont exposés les bourgs ruraux et les exploitations agricoles.
  • le bassin de la Curande dont le fonctionnement est très réactif : sont exposées les zones urbaines de Fontenay et de Montivilliers.
  • le bassin de la Rouelles fortement urbanisé dont les bourgs d'Octeville-sur-Mer et de Fontaine-la-Mallet sont traversés par le thalweg principal.
  • la vallée de la Lézarde entre Saint-Martin-du-Bec et Epouville : la densification urbaine se fait sentir dans le lit majeur mais les dégâts les plus importants le sont par les apports des thalwegs latéraux.
  • la basse vallée de la Lézarde entre Montivilliers et Harfleur : elle est très fortement urbanisée (zones d'habitats, zones artisanales, zones commerciales, infrastructures de déplacement, sportives et éducatives…). Hors, cette basse vallée est la zone de concentration finale des écoulements (confluence des rivières).
  • la vallée du Saint-Laurent : elle est densément urbanisée (habitat, industrie, services publics) et exposée à la fois au débordement du Saint-Laurent et aux écoulements concentrés adjacents.
  • les vallées de l'Oudalle, du Rogerval et des bassins annexes sont faiblement anthropisées, donc moins exposées au risque inondation.

 

Faits marquants

Le phénomène des inondations est récurrent à l’échelle des temps historiques sur le territoire des bassins versants de la Pointe de Caux. 

 Recensement des inondations sur la Pointe de Caux 2003 : Date des principaux évènements (D'après une enquête de R. CABAL, Université de Rouen – 2002)

Recensement des inondations sur la Pointe de Caux
2003 : Date des principaux évènements
(D'après une enquête de R. CABAL, Université de Rouen – 2002)

 Fontenay – rue Saint-Michel 3 juin 1963 (crédit : Hautot)
Fontenay – rue Saint-Michel 3 juin 1963
(crédit : Hautot)
 Montivilliers – rue du Docteur Bonnet 20 juillet 1980 (crédit : Studio Chevrot)
Montivilliers – rue du Docteur Bonnet 20 juillet 1980
(crédit : Studio Chevrot)
 Montivilliers – rue Bréquigny 26 décembre 1999 (crédit : n.c)
Montivilliers – rue Bréquigny 26 décembre 1999
(crédit : n.c)
 Fontenay – rue Saint-Michel 1er juin 2003 (crédit : mairie de Fontenay)
Fontenay – rue Saint-Michel 1er juin 2003
(crédit : mairie de Fontenay)
 Epouville – rue Henri Ternon 14 juin 2003 (crédit : n.c)
Epouville – rue Henri Ternon 14 juin 2003
(crédit : n.c)
Pour information, l'évènement du 1er juin 2003, établi comme étant celui de référence, a été marqué par la succession de deux orages violents, exceptionnels par leur intensité mais également par leur étendue spatiale (orage développé sur l'ensemble du bassin versant de la Lézarde).

Dégâts

Le coût des inondations et coulées boueuses en Seine-Maritime est d'une ampleur considérable. Pour l'année 1999, il a atteint la somme de 9,3 millions d'euros. Cette somme est à rapprocher du coût moyen annuel global des dommages causés par les inondations en France : 229 millions d'euros.
En 2003, la ville de Montivilliers a dépensé 175 400 euros pour réparer les dégâts provoqués par les inondations sur les infrastructures communales.

  • Infrastructures de transport : elles peuvent être endommagées par la force de l'écoulement, par la durée de submersion et par les dépôts de terre ou graviers. 

 Structure routière endommagée par l’écoulement -  Montivilliers (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Structure routière endommagée par l’écoulement - Montivilliers
(crédit : SMBV Pointe de Caux)
 Enlèvement des dépôts de terre sur une voirie - Saint-Jouin-Bruneval (crédit : SMBV Pointe de Caux) - Saint-Jouin-Bruneval
Enlèvement des dépôts de terre sur une voirie - Saint-Jouin-Bruneval
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 

  • Bâtiments/véhicules : l'inondation d'un bâtiment (habitation, commerce, gymnase…) a diverses conséquences comme la détérioration des biens (meubles, électroménager, denrées…), la souillure interne et externe du bâtiment (stagnation d'eau contaminée, dépôts de boues…), ou l'endommagement de la structure (réseaux avariés, cloisons imbibées, murs fragilisés…).
  De nombreux véhicules se trouvent également dégradés lors des inondations. 

 Bâtiments et véhicules inondés - Montivillers (crédit : D. HERVE)
Bâtiments et véhicules inondés - Montivilliers
(crédit : D. HERVE)
 Commerces endommagés par les eaux - Fontenay (crédit : mairie de Fontenay)
Commerces endommagés par les eaux - Fontenay
(crédit : mairie de Fontenay)

 

  • Terres agricoles : lors des inondations, elles sont soumises à des submersions d'eau pouvant endommager le développement de la culture en place (selon la durée de submersion, le stade végétatif de la culture), à des vitesses d'écoulements pouvant coucher les cultures ou entraîner les récoltes en aval, à des phénomènes d'érosion engendrant des obstacles à l'exploitation des parcelles et des pertes de terre fertile, à des atterrissements dégradant les cultures. 

 Lin entraîné par les flots - Epouville (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Lin entraîné par les flots - Epouville
(crédit : SMBV Pointe de Caux)
 Atterrissements dans des tunnels maraîchers - Fontenay (crédit : Ingetec)
Atterrissements dans des tunnels maraîchers - Fontenay
(crédit : Ingetec)

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