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Techniques d'hydraulique douce




L'objectif des aménagements d'hydraulique douce est de contenir le ruissellement à l'échelle de la parcelle agricole et de limiter les transferts de limons vers les zones à enjeux, par le biais de dispositifs techniquement simples à mettre en place et bien intégrés dans le paysage.

Schéma des aménagements
d'hydraulique douce

(crédit : SMBV Pointe de Caux -
source du fond de plan : Chambres d'Agriculture
de l'Eure, de Seine-Maritime et AREAS)

 

Zones enherbées :

Les zones à ensemencer d'un couvert herbacé permanent se trouvent à des emplacements "stratégiques" par rapport à l'érodabilité des terrains (passage de thalweg, nœud hydraulique, pente forte) et par rapport aux enjeux (amont de zone bâtie, de cours d'eau, de route, de bétoire, de captage d'eau potable …). Ces surfaces s'adaptent à la configuration du territoire et se présentent soit sous forme de parcelle (en essayant d'en optimiser la forme pour minimiser les contraintes d'exploitation agricole) soit sous forme de bandes enherbées. Leur rôle est de favoriser l'infiltration de l'eau, la sédimentation des limons et de protéger les thalwegs en faible pente de l'érosion (prévention des ravines).

Positionnements efficaces d'un dispositif enherbé anti-érosif  (crédit : Chambre d'agriculture de Seine-Maritime)
Positionnements efficaces d'un dispositif enherbé anti-érosif
(crédit : Chambre d'agriculture de Seine-Maritime)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Zone enherbée" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

 

Haies anti-érosives :

Placées transversalement par rapport aux chemins de l'eau, elles freinent l'eau, dispersent l'énergie du ruissellement et favorisent l'infiltration. Efficaces sur les plateaux, en amont des ruptures de pentes, ce dispositif fonctionne mal en cas d'écoulement très fort.

Jeune haie d'infiltration (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Jeune haie d'infiltration
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Haie" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

 

Fascines :

Il s'agit d'aménagements constitués de branchages tressés sur des pieux et placés en travers de chemins d'eau ou de bandes enherbées. Leur emprise est faible. La fonction de ces aménagements est double : limiter l'érosion de versant en segmentant la pente, et éviter le ravinement à l'aval. L'eau stockée s'évacue de manière diffuse à travers l'aménagement, étudié pour favoriser la sédimentation des particules à l'amont.

Fascine (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Fascine
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Fascine" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

Deux démonstrations de réalisation de fascine ont été menées par le SMBV de la Pointe de Caux en 2009, l'une sur le territoire communal de Sainneville-sur-Seine et l'autre sur le territoire communal de Fontenay.

 

Bandes tassées :

Elles servent à consolider les zones de concentration du ruissellement. Ce sont des bandes de terre de forme concave, soit tassées mécaniquement soit non travaillées. Elles se placent dans de petits fonds de thalweg, sur de faibles pentes à l'aval de quelques hectares. Ces bandes de terre tassées résistent à l'incision de l'eau dans le sol et évitent l'arrachement de la terre. Cette technique convient aux fonds de vallons dont la pente est inférieure à 3% et dont la surface à l'amont n'excède pas les 50 ha.

Bande tassée (crédit : AREAS)
Bande tassée
(crédit : AREAS)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Bande tassée" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

 

Fossés et talus :

Les fossés et talus permettent de canaliser les eaux tout en favorisant leur stockage et leur infiltration. Ils évitent ainsi la formation de ravines et piègent les matières en suspension.
 
Les fossés peuvent être cloisonnés par des redents dans le cas d'une pente longitudinale prononcée, de manière à ralentir la vitesse d'écoulement, à favoriser le stockage et l'infiltration. On distingue les fossés simples (destinés à rectifier une ravine d'érosion dans une parcelle), les fossés de ceinturage (destinés à capter les eaux en bordure de parcelle), les fossés d'infiltration (adaptés aux faibles volumes et aux situations dans lesquelles on ne peut pas prévoir de débit de fuite).
 
Les talus et fossés-talus permettent de piéger une partie des ruissellements sur les versants. Placés en limite de parcelle ou en rupture de pente, ils allongent le temps de circulation d'eau, permettant à une partie de celle-ci de s'infiltrer. Ils évitent le passage rapide de l'eau du plateau au versant, qui pourrait provoquer de l'érosion et accentuer le risque d'inondation. La plantation d'une haie sur le talus permet de consolider celui-ci, et favorise l'infiltration de l'eau dans le fossé.

 Fossé d'infiltration à redents (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Fossé d'infiltration à redents
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

 Fossés-talus (crédit : AREHN)
Fossés-talus
(crédit : AREHN)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Fossé-talus" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

 

Mares tampons :

Les mares constituent de petits éléments traditionnels du paysage qui peuvent assurer un certain stockage des ruissellements. Les mares les plus efficaces en terme de régulation sont celles qui disposent d'un débit de fuite leur permettant de jouer un rôle tampon efficace. Ces mares sont constituées de deux parties : une partie "permanente" en eau, et une partie "temporaire" en eau. Cette zone temporaire correspond à la zone tampon.
 
Pour plus d'information : consulter la fiche "Mare tampon" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

 

Boisements d'infiltration :

La prairie permanente et le boisement sont les couvertures végétales qui ont la capacité d'infiltration la plus importante. Associés, ils offrent d'autres avantages complémentaires :
- La prairie permanente joue un rôle de "peigne fin" en filtrant les éléments érodés et ralentit les flux d'eau.
- Le boisement assure lui aussi une filtration mécanique et offre une surface d'infiltration maximale assurant également un effet tampon (l'eau est retenue temporairement).

Boisement d'infiltration (crédit : AREHN)
Boisement d'infiltration
(crédit : AREHN)

Pour plus d'information : consulter la fiche "Boisement d'infiltration" sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime.

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