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Actions agricoles




Nitrates
La pollution des eaux souterraines et superficielles par les nitrates d’origine agricole s’explique d’une part, par les pollutions diffuses liées à la fertilisation au champ et d’autre part, par les pollutions ponctuelles, au niveau du corps de ferme. La limitation voire la réduction de ces pollutions nécessite notamment :
  • Au champ, une fertilisation raisonnée :
    • En adaptant les apports azotés aux besoins des cultures et en tenant compte des disponibilités du sol en azote
    • En réduisant le risque de lessivage des nitrates vers les eaux superficielles et souterraines par une gestion de l’interculture et la mise en place d’une couverture des sols en hiver (CIPAN) 
    • En respectant les périodes d’épandage
  • Au corps de ferme, une gestion des effluents, un stockage adapté des intrants

 

Pesticides
La contamination des eaux souterraines et superficielles par les pesticides utilisés en zone agricole se fait de deux manières :
  • Au siège de l’exploitation, lors de la manipulation des produits, du remplissage ou du rinçage du pulvérisateur
  • Au champ, lors de l’application des produits phytosanitaires

Pour réduire cette pollution, la profession agricole peut mener deux actions complémentaires : améliorer l’utilisation des produits phytosanitaires par le respect de recommandations et utiliser en complément des produits phytosanitaires ou en substitution de ces derniers des techniques alternatives.

Afin d’aider la profession agricole dans l’amélioration de sa pratique phytosanitaire, la Chambre d’Agriculture de Seine-Maritime a réalisé différentes fiches techniques sur "les phytos en pratique", qui se déclinent ainsi :

  • Entretenir son pulvérisateur
  • Stocker ses produits phytos
  • Sécuriser le remplissage du pulvé
  • Equiper son pulvérisateur
  • Appliquer ses produits phytos
  • Choisir ses buses
  • L’étiquette en dit beaucoup
  • Se protéger des risques liés aux phytos
  • Protéger les points d’eau

Parallèlement, des techniques de désherbage mécanique peuvent être mises en place. Les différents matériels utilisables sont :
  • La bineuse (à socs ou à étoiles) : elle assure le désherbage dans l’inter-rang de la culture.
  • La houe rotative : elle effectue un désherbage non sélectif sur et entre les rangs de la culture.
  • La herse étrille : utilisable sur céréales, maïs, cultures de protéagineux ou sur prairie, elle déracine les plantules par les vibrations des dents lors du travail.

Houe rotative (crédit : SMBV Pointe de Caux)
Houe rotative
(crédit : SMBV Pointe de Caux)

Ces matériels peuvent être utilisés comme moyen unique de désherbage ou combinés à un désherbage chimique. Dans ce deuxième cas, les doses utilisées seront fortement réduites, comparativement à un désherbage uniquement chimique. Outre leur rôle vis-à-vis du désherbage, certains matériels, telle la houe rotative, présentent également l’avantage, sur des sols sensibles à la battance, d’agir sur la croûte.

Des fiches relatives aux techniques alternatives de désherbage sont disponibles sur le site internet de la Fédération Régionale des CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) Ouest.

 

Turbidité

La réduction des phénomènes de turbidité enregistrés au niveau des captages exploités pour l’alimentation en eau potable nécessite une implication forte de la profession agricole dans la gestion des phénomènes d’érosion de sol. Elle vise soit à éviter l’arrachement des particules de terre, soit à favoriser la sédimentation des limons avant qu’ils ne s’engouffrent dans les points d’infiltration (bétoires) pour rejoindre rapidement la nappe d’eau souterraine. Les mesures préventives à mettre en œuvre sont déclinées dans la rubrique "Ruissellement".

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