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Eau souterraine




Les formations géologiques perméables des bassins versants de la Pointe de Caux constituent un réservoir d'eau souterraine important. Exploitées par 19 captages, elles sont la source unique d'alimentation en eau potable de ce territoire. Ainsi, la restauration et la préservation de la qualité des eaux souterraines sont une priorité, d'autant que les pollutions diffuses (nitrates et pesticides) et les pollutions liées à la turbidité altèrent leur qualité.

Du fait de leur caractère stratégique et de la nécessité de leur préservation, 12 captages ont été classés prioritaires au titre du 9ème programme de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie pour la définition et la mise en œuvre de mesures préventives et 2 au titre de la Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques et du Grenelle de l'Environnement. Captage d'eau potable (crédit : SMBV Pointe de Caux)
 Captage d'eau potable
(crédit : SMBV Pointe de Caux)
 

  • Pollution par les nitrates

D'origine essentiellement agricole, les nitrates présentent des concentrations comprises entre 40 et 50 mg/L voire plus, pour les 6 captages situés dans les vallées de la Lézarde et de la Rouelles. Les 12 captages des vallées du Saint Laurent et de l'Oudalle et celui de Saint-Vigor-d'Ymonville, ont des concentrations moindres, comprises entre 25 et 40 mg/L. Pour mémoire, la norme de potabilité de l'eau concernant les nitrates est fixée à 50 mg/L.

  • Pollution par les pesticides

D'origine agricole et non agricole (collectivités, particuliers…), les molécules de certains pesticides sont retrouvées sur la plupart des captages exploités sur le territoire du Syndicat Mixte des Bassins Versants de la Pointe de Caux, avec des concentrations dépassant parfois les 0,1 µg/L. Les principaux pesticides identifiés sont des herbicides (essentiellement de la famille des triazines). La norme de potabilité de l'eau vis-à-vis des pesticides est fixée à 0,1 µg/L par substance et à 0,5 µg/L, toutes substances confondues.

  • Turbidité

La présence de nombreux points d'engouffrement (appelés bétoires) favorisant un transfert rapide des eaux de ruissellement vers la nappe d'une part et la sensibilité des sols à l'érosion et au ruissellement d'autre part, conduisent lors d'épisodes pluvieux intenses à l'enregistrement de phénomènes de turbidité au niveau de certains captages exploités. Ces phénomènes ont entraîné à plusieurs reprises des restrictions d'usage ordonnées par la DDASS et l'arrêt de la distribution. Les captages les plus sensibles se situent sur les parties les plus en amont des vallées de la Lézarde, du Saint Laurent et de l'Oudalle.

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